ASCBC Association Syndicale

des Centres de Bilans de Compétences

L'association ASCBC a pour objet de regrouper les Centres de Bilans de Compétences, développer, promouvoir et défendre la profession. Etre un relais entre les centres de bilans de compétences et les différentes instances publiques.

La nouvelle règlementation sur la formation continue et son application vont apporter de nombreux changements dans le paysage de la formation (CPF, CEP ...) et ce à compter du 1er janvier 2015.

Même si de nombreux changements sont attendus, il risque d'y avoir un laissé pour compte: le bilan de compétences.

Le bilan de compétences a montré et démontré depuis longtemps son utilité pour définir son orientation professionnelle, pour se réorienter ....

Et donc choisir et valider la formation (y compris qualifiante et diplomante)  adaptée à son projet et à ses compétences !

Il est donc indispensable que le bilan de compétences, jusque la finançable par le DIF, soit partie prenante de cette réforme et que son financement soit intégré dans le CPF, par exemple comme étant une composante des compétences de base ou compétences clefs.

Sans ce financement, la plupart des centres de bilan de compétences ne pourront survivre et une casse sociale en découlera ... Le paradoxe est que justement le bilan de compétences aide les salariés et les demandeurs d'emplois à trouver du travail  ....Objectif principal de cette nouvelle règlementation!

Cette pétition à pour vocation à sensibiliser les différents acteurs notamment le COPANEF sur les conséquences de certaines décisions (encore en discussion).

Nous demandons donc que le financement du bilan de compétences soit intégré dans le CPF 

Nous vous invitons à signer cette pétition et à rejoindre le collectif créé par l'ASCBC dont vous trouverez le message ci-dessous:

Le Bilan de compétences :

 Le grand oublié de la réforme de la Formation Professionnelle ?

Le Bilan de compétences, créé par la Loi de 1991, a démontré depuis plus de vingt ans son utilité pour définir son orientation professionnelle ou pour se réorienter. Le bilan de compétences permet également de choisir et de valider une formation, adaptée à son projet, à ses compétences et au marché de l’emploi. Il est donc surprenant qu’il soit le grand oublié de la nouvelle loi sur la formation professionnelle qui veut développer la formation pour le plus grand nombre.

En effet, jusqu’au 31 décembre 2014, salariés et demandeurs d’emploi peuvent mobiliser leur DIF (Droit Individuel à la Formation) pour réaliser un bilan de compétences.

A partir du 1er janvier 2015, le DIF disparait, il est remplacé par le Compte Personnel de Formation. Mais le bilan de compétences n’est pas éligible au Compte Personnel de Formation (puisque seules les formations qualifiantes et diplômantes le sont).  

Donc :

1. pour les demandeurs d’emploi : un droit supprimé

Le droit au bilan de compétences est supprimé pour les demandeurs d’emploi.

En effet, les demandeurs d’emploi ne pourront plus mobiliser leur DIF portable pour réaliser un bilan de compétences. Et ce, même s’il est clairement inscrit dans leurs certificats de travail qu’ils peuvent mobiliser leur DIF pour des actions de Formation, VAE et Bilans de Compétences.

Il est pour le moins paradoxal, au moment où le chômage explose dans notre pays, et que de nombreux demandeurs d’emploi ont la nécessité de se réorienter, de leur supprimer ce droit fondamental.

2. Pour les salariés : un droit limité

Les salariés ne pourront pas mobiliser leur Compte Personnel de Formation pour réaliser un Bilan de Compétences. Ils ne pourront réaliser un bilan de compétences que dans le cadre du Congé Bilans de Compétences, avec les critères de plus en plus restrictifs des Fongecif et Opacif, ou dans le cadre du Plan de Formation de leur entreprise, si leur entreprise le leur accorde.

Ils devront en parler d’abord à un Conseiller en Evolution Professionnelle qui les orientera, si besoin vers un bilan de compétences.  

Ce Conseil en Evolution Professionnelle ne pourra être réalisé que par cinq opérateurs : APEC, Pôle Emploi, CAP Emploi, Missions Locales et les organismes paritaires agréés au titre du Congé Individuel de Formation. 

Et quelle place restera-t-il au bilan de compétences lorsqu'on lit dans le cahier des charges du CEP (niveau 2 et 3) : «  Le conseil en Evolution Professionnelle doit permettre au bénéficiaire d’identifier ses compétences, en particulier celles qui seraient transférables et celles à acquérir pour favoriser son évolution professionnelle (besoin de formation), d’identifier les emplois correspondants aux compétences dont il dispose, de bénéficier d’une méthodologie de construction du projet professionnel, de définir son projet professionnel et d’en apprécier la faisabilité … » ? 

N’est-ce pas ce que nous faisons précisément  tous les jours dans nos centres en réalisant des bilans de compétences ? 

Les centres de bilans de compétences sont soumis à des habilitations de plus en plus contraignantes de la part des Fongecif et Opacif. On leur demande de l’antériorité, un nombre de bilans minimum chaque année, de démontrer leurs compétences et formation.

Qu’en sera-t-il des Conseillers en Evolution Professionnelle ?  

A partir du 1er janvier 2015, les salariés auront-ils donc toujours le choix de faire un bilan de compétences et le choix de leur prestataire ? Qu’en sera-t-il de la confidentialité, élément indispensable au bon déroulement d’un bilan de compétences ?

L’ASCBC (Association Syndicale des Centres de Bilans de Compétences) dénonce l’ambiguïté de la nouvelle Loi sur la place réservée au Bilan de Compétences, le risque de disparition d’un droit inscrit depuis 1992 dans le Code du travail et donc à terme la mort du bilan de compétences.

L’ASCBC invite tous les sympathisants du bilan de compétences (centres de bilans, bénéficiaires du bilan de compétences qu’ils soient salariés ou demandeurs d’emplois, entreprises, …) à la rejoindre dans un collectif, à signer cette pétition et à la diffuser le plus largement possible, pour faire pression sur les pouvoirs publics et sur les partenaires sociaux.

Nous demandons que le financement du bilan de compétences soit réintégré dans le Compte Personnel de Formation, comme il l’était dans le cadre du DIF. Que la finalité et les objectifs du Conseil en Evolution Professionnelle soient clarifiés et la place du  Bilan de Compétences réaffirmée.

Levallois, le 15 décembre 2014.

ASCBC (Association Syndicale des Centres de Bilans de Compétences)
62 rue Danton 92300 Levallois
Tel. 01 47 58 40 70